Deux fois par mois, nous vous expliquons tout sur le petit monde de la sandale artisanale : typologie, origine des matériaux, histoire ou encore présentation de nos modèles les plus audacieux. Mais nous n’avions encore jamais pris le temps de décrire les différents outils qui rendent possible l’assemblage de nos produits en alliant précision et délicatesse dans le travail du cuir !
Le compas à pointe sèche : pour visualiser votre sandale avant même qu’elle existe

Imaginez le patronage de votre sandale, avant même qu’elle soit traversée de boucles et de brides. Où faire passer ces dernières ? Comment croiser les différents éléments ? Avec quel angle optimal pour le confort de votre pied ? C’est cet outil classique, mais efficace, qui fera guidera l’artisan dans la réalisation de son œuvre !
Les ciseaux : pour la découpe du cuir, en n’abîmant ni ce dernier ni les mains de l’artisan !

Pour la découpe fine et précise du cuir, il faut des ciseaux d’exception. Nous utilisons depuis plus de 10 ans une paire de la marque japonaise ARS, régulièrement affûtée et spécialement conçue pour cet usage. Loin des ciseaux que vous avez pu connaître sur les bancs de l’école, ceux-ci présentent une lame très courte et tranchante permettant une découpe au millimètre près, et des anneaux inversement larges. En effet, leur usage pendant toute une journée de travail serait douloureux sans cette prise pensée pour la longue durée. Remarquez enfin un détail : l’arrondi tout au bout des lames, permettant d’éviter de griffer le cuir après la découpe.
Le poinçon : un petit malin qui sert à toutes les étapes

C’est un outil d’appoint qui sert aussi d’instrument de précision. Nous l’utilisons par exemple pour créer des petites marques invisibles qui servent de repère pour les opérations ultérieures, attraper et coincer de tout petits éléments lors de l’assemblage des sandales ou encore gratter les quelques millimètres de colle qui peuvent maculer la semelle après des opérations d’assemblage.
La pince : un outil de torture (mais pour les brides de vos sandales uniquement)

Avec son design d’instrument de l’inquisition, la pince de l’artisan sandalier affecte un air menaçant. Mais croyez-nous : ses intentions sont pacifiques. Cet outil courbe, dont la face inférieure cache un petit marteau, est utile avant tout pour faire levier et tirer les brides des sandales. Sans cela, difficile de les maintenir en place. Dans le cadre de chaussures fermées, on utilise aussi cette pince pour planter des clous (on parlera plus volontiers de semence dans le cadre d’une chaussure).
Le marteau : pour prendre soin du cuir (en toute délicatesse)

Comme nous vous le disions pour la pince, dans le monde de la chaussure, on a parfois besoin de clous. Nous n’en utilisons pas pour les sandales Max Vincent, mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin d’un marteau. Et plus particulièrement d’un type de marteau que l’on retrouve essentiellement dans les métiers du cuir, avec un côté bombé. Ce dernier permettant de taper sur le cuir pour l’assouplir ou le caler sans pour autant l’abîmer ou le fendre. Notez bien la forme de vague de l’outil, conçu ainsi pour équilibrer le poids et accompagner le geste.

